Relation
Communication 
Affirmation
Efficience Relationnelle  
A L'AUTRE

Construire des relations qui favorisent la coopération, la compréhension mutuelle, le partage, la solidarité, le dialogue requière du temps, de l’implication, des efforts, de la communication et ne dépend pas seulement de nous.  Nous y renonçons souvent parce que nous ne savons pas comment y faire, parce que nous croyons que c’est l’autre qui doit changer, parce que nous ignorons notre part de responsabilité dans l’amélioration possible de nos relations, ou encore parce que nous croyons que la gentillesse et l’amabilité sont des signes de faiblesse.

D’un point de vu individuel, nous pouvons prendre notre part de responsabilité dans nos interactions avec les autres. Car que ce soit dans notre vie professionnelle ou privée, la relation aux autres est indispensable à notre équilibre psychologique et à notre bien-être. Notre façon de nous positionner dans la relation dépend des personnes, des situations et des contextes auxquelles nous sommes confrontés et elle est intimement liée à l’estime de soi.

Aller vers l'auto -reconnaissance

Recevoir des signes de reconnaissance joue un rôle indispensable à notre équilibre car elle confirme  notre valeur, atteste que nous sommes dignes d’intérêt et que nous faisons partie d’un groupe.

La reconnaissance de nos difficultés et de nos émotions est aussi importante que la reconnaissance de ce que nous faisons de bien, car elle nous donne le droit de ressentir et de nous tromper.

Un besoin de reconnaissance mal comblé, peut-être à l’origine de nombreuses émotions et  par conséquent de comportements (agressivité, irritabilité, susceptibilité...) qui nous conduisent à la perte de motivation et au découragement.

Si nous nous sentons en compétition pour la reconnaissance (dans nos entreprises ou dans la vie de famille), nous prenons le chemin de la comparaison, qui conduit à la dévalorisation de soi  ou des autres. 

Vivre dans le regard des autres abîme l’estime de soi, augmente l’anxiété sociale, et pourrit nos relations . Cette dépendance nous rend méfiants, soupçonneux, inquiets, et développe la peur de l’autre et la peur du jugement. Par voie de conséquence, elle limite nos capacités à oser, à nous exprimer, à être nous-mêmes. Vouloir combler un besoin de reconnaissance exclusivement par le regard de l'autre  conduit à accorder plus d’importance au jugement d’autrui qu’à son propre jugement,  donner aux autres le pouvoir de déterminer notre valeur et de faire passer leurs besoins en priorité

De plus, en focalisant sur ce que je crois que les autres vont penser, alors qu’au fond je suis dans une déduction, j’ignore leur propre système de valeurs. Je ne fais que projeter les miens ou mes peurs, je ne laisse pas de place aux autres pour exprimer qui ils sont (que cela me plaise ou non)

L'auto-reconnaissance permet de se réapproprier cette part de pouvoir que nous cédons trop souvent, par manque d'estime et de confiance, à ceux que nous considérons plus forts, plus légitimes que nous. Reprendre la place qui nous revient tout en préservant l’espace de l’autre

Equilibrer nos attentes

Certaines de nos relations nous laissent emprunts de déceptions, qui sont étroitement liées à nos attentes.

Nous pouvons appliquer nos principes  comme un code de conduite interne qui nous concerne nous-mêmes. Nos déceptions viennent quand nous voulons que nos principes prévalent aussi pour les autres.  L’autre a le droit à ses valeurs, ses besoins, ses limites, ses opinions et nous ne pouvons pas exiger de lui qu’il se range à nos propres envies  au risque de se transformer en persécuteur ou manipulateur.

Nous faisons un grand pas, quand nous acceptons que l'autre a autant de droits et de besoins que ceux que je m'accorde volontiers. qu'il à le droit de rejeter ma demande  parce qu'il est  en inconfort, qu'en me disant non, il ne rejette pas ma personne mais juste  mon attente car elle est trop grande ou trop lourde pour lui; l’obtention éventuelle de ma demande, si elle aboutit, se faire sans soumission.

Sortir des "rôles dramatiques"

Il faut deux personnes pour avoir une relation et pour qu’elle soit saine ce n’est pas toujours aisé. Chacun a sa part de responsabilité dans des comportements relationnels maladroits. Il est parfois nécessaire de vouloir rétablir l’ordre, de vouloir être aidé ou de vouloir aider, sans pour autant se retrouver dans des jeux de pouvoirs. 

Cependant certaines relations dans le domaine personnel ou professionnel peuvent être douloureuses et source de conflits à répétition. Le triangle de KARPMAN décrit que chacun d’entre nous, en fonction du contexte, des personnes en interaction et des circonstances, peut potentiellement jouer certains rôles générateurs de souffrance,

 

  • Le persécuteur construit son estime de soi aux dépends de l’autre. C’est souvent un sauveur déçu et en colère qui emploie la manière forte, ou une victime qui a décidé de se protéger. (il n’est pas question ici des grands pervers ou harceleurs dans l’intention délibérée de nuire à autrui). Il impose, contrôle, décide pour tenter de canaliser ses propres peurs et douleurs et ne plus « se faire avoir ». Il n’hésite pas alors à faire des critiques parfois destructrices, à mettre son interlocuteur en position d’infériorité, à manipuler, à culpabiliser.

  • Le sauveur se construit une image de lui-même en se rendant indispensable, en prenant pour lui les problèmes et la détresse d’autrui. Malheureusement, pendant qu’il joue ce beau rôle il ne s’occupe pas de ses propres besoins (frustration). S’il sauve une victime (qui n’a pas l’intention de se prendre par la main) il s’épuise, s’il vole au secours de quelqu’un qui n’a rien demandé, il l’infantilise. Devant un manque de gratitude il peut éprouver de la colère le conduisant potentiellement à devenant persécuteur ou victime lui-même.

  • La victime (Sans connotation aucune avec le statut réel de victime qui suit un traumatisme)

Celui qui endosse le rôle de victime, a le sentiment d’être impuissant (ce qui lui arrive n’est pas de sa faute) et attaquée (il subit des circonstances et des personnes négatives). La victime laisse le pouvoir aux autres de la rendre heureuse ou malheureuse, fuit ses responsabilités, compte sur les autres pour régler ses problèmes. Dans ce rôle, elle attire l’attention (peu importe que ce soit un sauveur ou un persécuteur). C’est un rôle fortement encouragé par l’éducation (soumission à l’autorité, infantilisation…), conduisant ainsi à subir Sauveurs et Persécuteurs

Vers L'équilibre relationnel 

Les compétences relationnelles....

 

Nous observer, nous questionner sur ce qui se passe en bien ou en mal dans nos relations, y reconnaître notre part de responsabilité.

Le meilleur moyen de se prémunir de relations qui ne nous conviennent pas, de ne pas accumuler de non-dits qui dégénéreraient en bombes relationnelles, c’est de reconnaître ce qui se passe en nous-même en présence de l’autre puis de l’exprimer.

Exprimer ce que nous ressentons et affirmer notre point de vu; non pas dans le but d’imposer mais de préserver notre espace et favoriser ce qui nous semble le plus juste et le meilleur par rapport à nos besoins, valeurs, capacités.

L’essentiel n’est pas de réussir tous nos échanges, car il peut nous arriver, par réaction ou par facilité d’y déroger. L’essentiel est de prendre du recul sur nos mécanismes et leurs causes avec bienveillance mais  sans complaisance, et d’envisager d’autres possibilités de vivre nos relations.

 

Commencer par adoucir son propre regard sur soi-même et s’autoriser à reprendre son souffle. Ce nouveau regard sur soi, permet ensuite d’être un miroir en positif pour l’autre,

 

  • Reconnaître la valeur d'autrui, au travers de nos différences 

  • Accepter les imperfections et fragilités de l'autre

  • Comprendre que les opinions et jugements des autres se fondent sur leur système de valeurs, de convictions et de perceptions qui n’a rien d’universel

  • La plupart des gens que nous côtoyons au quotidien au mieux nous veulent du bien, au pire ne nous veulent pas de mal.

  • Que chacun a toujours une raison en laquelle il croit d’agir de telle ou telle façon même si je ne suis pas d’accord

 

...Les bénéfices de l'affirmation de soi

 

L’affirmation de soi se construit au travers de renforcement de l’estime de soi et de la confiance en soi, ainsi qu'en développant des compétences émotionnelles et relationnelles, pour développer un positionnement dans la relation à la fois sain et serein.

L’affirmation de soi, par la communication non violente et l’assertivité, consiste

  • à exprimer et faire entendre de façon appropriée (c’est-à-dire sans se plaindre, ni ordonner)  ses émotions, besoins, envies, opinions et limites avec fermeté et assurance (c’est-à-dire en ayant confiance dans leur légitimité),

  • tout  en ayant de la considération pour le point de vu d’autrui et ce qu'il ressent, c'est à dire écouter et accueillir les propos d’autrui sans jugement (sans prendre pour soi, ni opposer systématiquement à soi

L’objectif n’est pas toujours de parvenir à l’ harmonie relationnelle (car elle est parfois impossible tant nous sommes différents et tant les contextes sont parfois exigeants notamment dans l’entreprise) mais de rétablir un équilibre relationnel qui permette des relations beaucoup plus saines et  favorisent la compréhension, l’écoute, l’authenticité et la responsabilité de chacun.

  • White Facebook Icon
  • Blanc Google+ Icône