Les scénarios dans nos décisions

 

La peur est une émotion qui renvoie directement à un besoin de sécurité.

Ce que nous nous disons des enfants qui expriment leurs peurs, c'est qu’ils ont beaucoup d'imagination, et nous les rassurons, les poussons à passer à autre chose, car nous savons que ces peurs sont surtout des histoires qu’ils se racontent.

Une fois adultes, nous remplaçons  l’imaginaire par des certitudes qui nous rassurent si bien que nos scénarios de peur, nos projections anxieuses, fabriquées par notre écran mental paraissent très solides et très réelles. Elles influencent considérablement les décisions stratégiques de l’entreprise jusqu’aux décisions de carrière, limitant ainsi les champs d’action.

Parmi tous les scénarios possibles, comment faire la part des choses entre les peurs à écouter de celles qu’on peut laisser de côté?

  • La lecture de nos craintes : Apprenons à accueillir nos peurs sans fusionner avec elles, sans se laisser engloutir par quelque chose qui n’existe pas. Se poser la question suivante :  Qu’est-ce qui me fait peur et qu’est-ce que je fais de ma peur ?.

  • La distinction entre scénarios probables et scénarios effrayants : Hiérarchiser nos projections et retenir celle qui est la plus crédible, plutôt que celle qui nous effraie le plus. Une piqure de guêpe est plus plausible que celle de se faire brûler par un dragon :). Observons leurs probabilités réelles de se produire.

  • Agir et mettre en place des actions de prévention.

Les décisions dans le collectif

 

Pour ne pas rompre l’équilibre du groupe (par besoin d’appartenance, de reconnaissance) plusieurs personnes peuvent prendre une décision d’un commun accord alors que personne ne la trouve vraiment appropriée voir absurde. Chacun évitant soigneusement d’exprimer réellement ses doutes, ses opinions, ses idées et ses alternatives par désir de plaire, peur de décevoir, de se faire remarquer ou d’être rejeté. La décision prise étant perçue individuellement comme une « mauvaise décision » qui ne résout pas la situation, tous sortiront frustrés, avec les rancœurs et conflits latents qu’il peut générer.

Certaines difficultés relationnelles que nous vivons avec  nos proches ou nos collègues, est le fruit de notre façon de nous mettre d’accord. Il est plus facile d’accepter une mauvaise décision et ses conséquences que d’agir en fonction de ses valeurs et de ses convictions; Exprimer ses opinions demande une certaine confiance et un peu d' affirmation  . 

 

Le conformisme peut aussi créer des stratégies d’échec. Personne ne veut perdre son travaille pour avoir donné son opinion à son patron,  ni passer pour l’empêcheur de tourner en rond  au sein de son groupe, ni le vilain petit canard dans sa famille. Pourtant, ne pas s’exprimer pour avoir la paix est un remède pire que le mal si chacun se retrouve isolé avec son opinion personnelle. 

Discerner les risques réels qu’on prend à exprimer son opinion. Ils sont en général bien inférieur à que ce que nous projetons, surtout si nous connaissons le point de vu des autres. Une différence d’opinion sur un sujet ne signifie pas une rébellion chronique. 

Le leadership pour les managers consiste à créer un cadre de confiance qui justement recadre fermement les jugements brutaux et les jeux de coq, pour encourager l’expression libre de tous. L’intelligence collective peut fonctionner : Lister les conséquences positives et négatives de chaque idée émise avec l’ensemble du groupe, faire jouer le de rôle de l’avocat du diable (opinion contraire, contre-pied d'une idée) pour faire ressortir les objections, s’appuyer sur les aller-vers et les s’éloignez-de présents dans le groupe

 

  • White Facebook Icon
  • Blanc Google+ Icône